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Pardonner, accepter et lâcher prise...



On entend souvent qu'il faut savoir pardonner pour vivre en paix. Qu'on pardonne pour soi et pas pour l'autre. Qu'il faut accepter la situation et qu'enfin il faut lâcher prise.


Qu'en pensez vous ? Personnellement ces verbes ne me conviennent pas du tout et je vais vous dire pourquoi.


3 comportements qui nous maintiennent dans un enfermement


Vous trouvez peut être ça paradoxal mais réfléchissez comme ça nous met en pression.


« Il faut pardonner ! »

« Il faut accepter ! »

« Il faut lâcher-prise ! »


Se sentir "obligé" d'accepter puis de pardonner pour pouvoir lâcher prise. Soit on s'y soumet, soit nous ne serons jamais en paix. Quelle injonction quand on y pense !


Tout cela est très moralisateur et donne l'impression que ce sont des valeurs essentielles pour être une bonne personne et avoir le droit d'avancer dans sa vie.


Nous avons pardonné, nous sommes une bonne personne.

Nous avons accepté, nous sommes dans la conscience.

Nous avons lâché prise, au moins en apparence... Mais dans l'intimité de notre être, est ce vrai ?


Et pour ceux qui n'y arrive pas ? Cela conduit à une sorte de culpabilité. Voir même à une sorte de quête du pardon, de l'acceptation pour cheminer vers ce fameux "lacher prise" qu'on nous vend comme un "sésame" à une vie sereine.



Je me choisis... Je ne veux plus me nier, nier mes sentiments, mes besoins, mes attentes.”


Et si nous changions de verbes ?


1 - Pardonner.

Tenir (une offense, une faute) pour nulle, renoncer à punir, à se venger. Juger avec indulgence, en minimisant la faute de.


Sérieusement ? Alors oui je veux bien pardonner le fait que tu aies pris la dernière part de tarte mais certains évènements ne sont pas si facilement pardonnables. En fait j'ai réfléchi à tout cela et il m'est apparu comme une évidence que la difficulté à passer à autre chose venait de l'identification.


Quand nous avons souffert d'un acte d'une autre personne, nous sommes touché dans notre identité, dans nos sentiments et parfois même blessé physiquement. Nous nous demandons sans cesse : "pourquoi". "Pourquoi çà m'est arrivé à moi". Et c'est là que je voudrai vous amener à changer votre perception des choses. Quand quelqu'un commet un acte violent, agressif, dénué de compassion ou au minimum d'empathie est ce que cela est lié à nous ? Ou uniquement à lui même ?


Je ne dis pas que nous n'avons pas eu un rôle dans l'histoire mais je dis que chacun est responsable de sa manière d'agir. Et "çà", çà lui appartient ; çà n'a plus rien à voir avec nous. Alors plutôt que de chercher à pardonner, peut être serait il plus judicieux de rendre la situation à celui ou celle qui l'a traduit par des actes qui nous ont blessés.


Quel serait le verbe alors ?

Choisir la part de l'évènement qui nous appartient totalement et se désolidariser de ce qui appartient à l'autre (sa manière d'agir). L'évènement commun a eu lieu mais les actions de chacun sont séparables.


2 - Accepter.

On nous dit "qu'accepter" n'est pas "reconnaitre" mais le dictionnaire dit tout autre chose Recevoir, prendre volontiers (ce qui est offert, proposé). Donner son accord à.


Alors je vous propose de substituer ce verbe à celui ci : Accueillir.

Accueillir c'est "Être présent". Et c'est bien de cela qu'il s'agit : être présent à soi en reconnaissant l'émotion qui est liée à cette situation. Il s'agit de la mettre en lumière afin de pouvoir reconnaitre cette partie de nous qui souffre ou qui est frustrée ou qui se sent trahie, ou qui a peur etc...


Ne pas reconnaitre cette partie va créer une défragmentation de votre personnalité et cette part de vous deviendra de plus en plus "bruyante" à l'intérieur. Et plus elle demandera à être libérée, plus vous voudrez la contenir. En résumé, l'émotion va s'amplifier et créer des résonances dans votre vie. Vous allez la rencontrer encore et encore....


3 - Lâcher prise

lâcher prise, prendre de la distance pour voir les choses différemment et relativiser. cesser de tenir, laisser tomber...


Eh bien là, tenez vous bien car je vais remplacer ce verbe par un autre qui va vous surprendre. Contrôler.


Contrôler, décider, se mettre en action et non pas "s'accrocher au lâcher prise".



Alors ce que je vous propose ce n'est pas d'aller contre mais d'aller vers... Et ce "vers quoi vous allez", c'est "vous". Choisir de porter son regard sur ce que nous voulons créer dans notre vie et mobiliser notre énergie vers ce qui nous tient à coeur.


Alors toi, tu veux quoi ?

Il est temps de se désolidariser (de l'évènement), d'accueillir (nos émotions) et de reprendre le contrôle de notre vie.


Parfois, nous ne comprenons pas toute la valeur d'être présent à soi en le vivant tout simplement.

L’importance est, de ne pas se perdre de vue.

Il te reste maintenant le choix. Un choix essentiel.

Veux tu être enfermé dehors ? Alors que cette situation est derrière toi, tu y es encore accroché par l'énergie, l'émotion qui n'a pas été mise en lumière.


Reprends ta puissance de création et ne te perds plus de vue.

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