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Le Cycle de la Source

Traversée métaphorique qui part de la sédimentation du corps pour finir dans l'océan de la Vie 




C'est un dialogue entre la structure (l'os, le bâton, le squelette) et le flux (l'eau, la larme, le torrent).


Tu clôtures un cycle.


Trace un cercle, pose ta tête creuse sur le bâton de marche fatigué, et décide de ne plus bouger. C’est le temps solitaire.


Affronte ce qui s'agite et veut fuir le dénuement, cette peur de la collision avec le grand vide.


Reviens à l’immensité de la profondeur, loin des faux plaisirs étriqués.

Être plus que nu : être dépouillé. Habité d’un rien aussi léger que la libellule aux ailes diaphanes. S’en revenir au monde, la conscience allégée.


Clôturer sans s’éteindre


La vie cette grande souffleuse de vérité t’a informé de clarté. Là où tu es, elle t’espère.

Au désir du "rien à faire", elle vient te retrouver dans ton infinité de possibilités.


L’eau est là. Elle est le réconciliateur de tes humeurs, des tempêtes colériques à la paix apathique. Elle est le mouvement.


Comme l'eau du torrent, elle serpente en toi avec l’agilité d’un félin affamé. Elle vient te purger pour que tu laisses enfin passer tes eaux usées, tes chagrins retenus, et que tes joues sèches accueillent enfin le sel des larmes.


Cette fin de cycle réclame tes émotions enfouies


Laisse-toi flotter comme un voilier ou un bois mort. Remets-leurs la barre et permet leurs d'orienter ton Cap. Comme une écluse trop pleine, laisse couler les larmes au risque effrayant de sombrer.


Mais tu es de liège : tu remonteras toujours, mon petit bouchon !



Cette fin de cycle réclame ta lenteur


Tu as peur de la lenteur, de l’inconnu, du dérapage. Tu as voulu contrôler, mais tu n'arrives plus à rien qu'à de petites ballades autour du port. Et ici, on te parle de partir sans ancre, toutes voiles dehors. Faire confiance au vent et à l’eau ; ils savent où tu rêves d’aller.


Ose. C’est le saut dans le vide, les pieds agrippés à cette planche que tu nommes "salut". Mais ce salut est éphémère. Saute dans les eaux vives de l’inconnu avec ta foi toute neuve.


Ose t'éclabousser de ton rire, parce que tu ne comprends plus rien, mais que tu sens enfin la douceur de l’abandon.


Cette fin de cycle réclame tes yeux pour déployer ta vision


Tu as cru que tes yeux n'étaient faits que pour analyser. Alors je viens te rappeler, que là où la rivière pleure, tes yeux sont aussi faits pour verser. Sois à chaudes larmes dans ce monde de sources volées.


Sauras-tu pleurer pour l’enfant au fond de toi ?

Pour les hommes au cœur verrouillé ?

Pour ceux qui cachent leur fragilité ?

Sauras-tu pleurer pour la terre qui nous aime encore sans être comprise ?

N’attends pas que ce soit pire pour te laisser aller.


Sauras-tu pleurer simplement quand ton cœur se serre d’humanité ?

Pour que la source coule libre, ailleurs qu'au robinet ?

Sauras-tu coller à la réalité sans cette vitre entre toi et le monde, ce cadran froid qui éteint l’humanité ?


Sauras tu retrouver ta vulnérabilité ?


Je suis le cœur qui pleure sa larme salée et je te rends à l’océan de la Vie. Ainsi, c’est fait. Et il/elle sourit..



Conclusion, comme un mantra...


— Structure :

Je suis l’os qui a tenu, le bâton qui a porté, le cercle enfin refermé.

Je consens à ne plus retenir. Je me tiens droit, puis je m’incline.

J’ai appris la forme pour savoir quand la lâcher.


— Flux :

Je suis l’eau qui passe, la larme qui signe, le torrent qui n’explique rien.

Je ne te brise pas : je t’use juste assez pour te rendre vrai.

Entre mes bras, tu n’es plus rigide, tu es vivant.


— Structure :

Alors prends ce qui doit couler.

Je garde l’essentiel : l’axe, le souffle, la marche possible.


— Flux :

Alors garde ce qui doit tenir.

Je prends le reste et l’emmène vers la mer.


Et le cercle se ferme sans se clore.

L’os devient rive, l’eau devient chemin.

Le bâton se transforme en seuil.


Le cycle 9 s’incline, remercie, et s’efface.

Déjà, un autre pas s’annonce —

plus lent, plus vaste,

porteur d’un souffle qui s’étend.


Et le vent de 2026 souffle ses premières promesses, laisse agir sans t'agiter.



 
 
 

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